1 – Réseaux sociaux ? Pourquoi, comment et pour qui ?

Plateforme Internet permettant à ses membres de créer des communautés d’internautes avec lesquels ils communiquent. Chaque membre est identifié par son “profil” (nom, photo, centres d’intérêt…). La constitution de réseaux repose sur deux principes fondamentaux : “Les amis de mes amis sont mes amis”, “Les personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêts que moi sont mes amis”. Certains réseaux sociaux sur Internet regroupent des amis de la vie réelle. D'autres aident à se créer un cercle d'amis, à trouver des partenaires commerciaux, un emploi ou autres. Il s'agit de bien chosir et de bien différencier ses réseaux en fonction de son âge et de ses objectifs (exemples de réseaux sociaux personnels et professionnels : Facebook, Twitter, MySpace, Viadeo, LinkedIn...). Si Facebook est interdit aux moins de 13 ans, c'est parce que certains contenus peuvent être inadaptés. Les parents doivent en être conscients et orienter leurs enfants vers d'autres sites. Wikimini, par exemple est une encyclopédie en ligne écrite par des enfants et des adolescents, aidés des plus grands.

2 - Comprendre avant tout

Un enfant qui surfe, cela peut recouvrir des pratiques très diverses comme la recherche d'informations, la préparation d’un exposé, l’aide aux devoirs en ligne, la recherche d’un jeu, d’une personne, d’une adresse ou d’un produit, ou encore la consultation de vidéos, de blogs, réseaux sociaux, l’écoute de radios. Pour l'accompagner, il faut se former et se documenter sur ces pratiques. www.internetsanscrainte.fr est un portail de sensibilisation des jeunes et des parents aux bons usages de l'internet. On y trouve des informations utiles, des conseils, des textes de lois (...) Chacun des usages de l'Internet, demande une approche éducative spécifique. Il existe cependant des précautions de base à prendre (par exemple: Installer et paramétrer le contrôle parental en fonction de l'âge). Il s'agit aussi d'être à l'écoute de ces nouvelles pratiques.

3 - S'informer et se former avant de cliquer

Il faut aussi faire en sorte qu’Internet soit un sujet dont on puisse parler en famille comme de tout le reste, et ne devienne pas une chasse gardée des jeunes, quel que soit le niveau informatique des adultes qui les entourent. Ces derniers ne doivent pas hésiter à se former et se tenir au courant des évolutions liées au web. L'apprentissage peut aussi se faire sous forme de jeux. Ainsi, en 2012, à l'aide d'une vidéo virale sur Youtube intitulée « Share the Party », la CNIL (commission nationale informatique et liberté) a invité les 13-18 ans à mieux protéger leur vie privée sur le web. La commission estime qu'elle doit être présente sur le web « au cœur des pratiques des jeunes » ,pour « se positionner comme un acteur central de l'accompagnement de la vie numérique ».

4 - L'éducation aux médias

Il appartient aux parents d'éveiller l’esprit critique de l'enfant ou de l'adolescent face à ce média particulièrement fascinant. Il s'agit de l'accompagner comme dans le cadre de la découverte des médias plus traditionnels. Par exemple, veiller à ce qu’il ne soit pas passif face à l’écran et au flux d’information qu’il reçoit et qu’il émet c'est une façon de lui donner des bases techniques et méthodologiques pour s’orienter sur le web.

5 – Bien gérer sa vie privée

Sans paramétrage, tout ce qui est diffusé sur un réseau social peut être vu de tous. Il faut donc bien réfléchir avant de publier des contenus sur le web. Maîtriser sa vie privée, c'est aussi apprendre à compléter les formulaires en ligne avec précaution, sans donner trop d’informations personnelles. Naviguer et publier sur Internet laissent des traces que l’on ne maîtrise pas le plus souvent. Il faut savoir que les systèmes ont des failles et que les données peuvent être diffusées à notre insu. Par exemple, une panne involontaire a par exemple entrainé le partage des données de 6 millions de comptes Facebook (numéros de téléphone, courriels...). Les internautes français interrogés par Ipsos s’estiment-ils à l’abri de ces risques ? Une large majorité d’entre eux, 73%, déclarent avoir modifié leurs paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux ou sur leur smartphone. Reste à voir si les paramètres sélectionnés correspondent bien au niveau de protection effectivement souhaité. Par ailleurs, ces paramètres protègent d’abord les données d’un utilisateur vis-à-vis d’un autre internaute, non de la plate-forme elle-même.

Chiffres clés :

- 48% des enfants de 8-17 ans sont connectés à un réseau social (Facebook est le plus utilisé). - 18% des moins de 13 ans sont déjà connectés, et leurs parents sont au courant à 97%. (Rappel Facebook est interdit aux moins de 13 ans) Le déclic a lieu au collège : 57% des élèves du collège sont connectés / 11% des élèves du primaire. Les 8-17 ans semblent sensibilisés aux risques pour la vie privée et maitrisent les paramètres de confidentialité, même si cela est moins vrai pour les plus jeunes. (Enquête réalisée en France pour l’UNAF, Action innocence et la CNIL par TNS Sofres par téléphone du 10 au 17 juin 2011). En 2013, selon l’observatoire des réseaux sociaux de l’Ifop, 82% des internautes français appartiennent à au moins un réseau social, 54% sont inscrits sur Facebook et 12% sur Twitter. Or, le partage (et l’exploitation) de données personnelles est justement au cœur du modèle des réseaux sociaux et des usages des utilisateurs.

Source : http://www.zdnet.fr/i/edit/ne/2013/06/Ipsos-francais-et-donnees-perso.pdf (étude publiée en juin 2013)